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August 27, 2010

Mercredi 25 – 14h15–16h00 – Classe Numérique Second degré : Animation par l’Inspection Académique de l’Ariège

Une classe de 6ème du Collège Victor Hugo de Lavelanet avec parents d’élèves et enseignants présents

Discussions autour des nouvelles pratiques numériques et des experimentations effectuées avec le manuel.

Animation : Inspection Académique de l’Ariège

Rapporteur et Synthèse : Jean-Paul Moiraud (Blog : http://moiraudjp.wordpress.com), Blogueur invité et professeur de gestion au lycée la Martinière – Diderot de Lyon.

Compte rendu de l’atelier

L’atelier avait pour objectif de présenter un cours de mathématiques avec une classe de sixième du collège Victor Hugo de Lavelanet (http://pedagogie.ac-toulouse.fr/col-hugo-lavelanet/).

L’auteur du rapport de synthèse se propose de construire son travail en reprenant la formalisation du scénario pédagogique. Cette construction sera le reflet de la présentation et des questions qui ont été posées.

On définit le scénario pédagogique de la façon suivante : « Un scénario pédagogique présente une activité d’apprentissage « clé en main », initié par un enseignant afin d’encadrer les apprentissages de ses élèves (avant, pendant et après l’activité avec fiche d’auto-évaluation et d’évaluation, mise en situation, ressources didactiques, etc.).

Un scénario pédagogique présente une démarche visant l’atteinte d’objectifs pédagogiques et l’acquisition de compétences générales ou spécifiques reliées à une ou plusieurs disciplines selon les modalités et les spécifications du programme d’études. » (http://xxi.ac-reims.fr/tic-et-tice51/spip.php?article837)

La situation présentée à Ludovia était le résultat d’une expérimentation en collège. Je propose de présenter cette initiative dans un cadre global c’est-à-dire qui présente plusieurs variables qui dialoguent en permanence entre elles. Ces variables sont au nombre de cinq, le contexte pédagogique, l’intention pédagogique, les ressources à dispositions et les ressources produites (ressources), les acteurs et les outils.

J’ai préalablement à la tenue de l’atelier entretenu avec monsieur Hot, professeur de mathématiques

  • Un contexte pédagogique

Le contexte de ce travail est le collège Victor Hugo de Lavelanet (Ariège), un petit collège rural. Le travail montré porte sur une classe de sixième (20 élèves pendant la démonstration).

  • Une intention pédagogique

Monsieur Hot s’est engagé dans cette expérimentation avec l’intention de réaliser un cours dans le cadre du socle commun, d’en valider des items. Dans le cadre de son champ disciplinaire M Hot souhaite faire passer les notions suivantes : Que les élèves puissent interpréter les données d’ un tableau, puissent construire un tableau. L’intégration d’outils numériques lui permette de présenter un cours différemment, c’est-à-dire gérer l’apparition des informations « trop d’information tue l’information », en gérer la fréquence et la quantité. M Hot souhaite utiliser les fonctionnalités des outils numériques pour maîtriser les flux d’information, gérer la part- écrite et la part orale au sein de son temps de cours.

  • Des outils

Ce point est un élément central de la présentation puisqu’il s’agit d’expérimenter l’implémentation d’un ENT dans un processus d’apprentissage. Le terme outil est probablement impropre puisqu’il s’agit surtout des fonctionnalités dont il est question.

Listons les outils, un ENT (cosmos) qui équipe les collèges de l’Ariège, des ordinateurs portables, un TBI (tableau blanc interactif) et des livres numériques (en l’occurrence le manuel de mathématique).

Dans un soucis d’égalité (éviter une inégalité numérique) les élèves sont dotés à la maison d’un ouvrage papier pour éviter de pénaliser ceux qui ne sont pas connectés (20 % des effectifs du collège).

Pour les enfants dont les familles sont connectés au réseau il est loisible (possible) de se connecter sur l’ENT.

  • Des acteurs

Ce travail implique un double niveau de lecture :

- le premier pédagogique, ce sont les acteurs élèves et leur professeur.

- Le second niveau de lecture puisque l’on parle de dispositif numérique sont les autres acteurs à savoir le chef d’établissement, les parents, les élus et le dispositif académique d’accompagnement des professeurs.

  • Des ressources

Les ressources sont très présentes dans ce dispositif, au premier rang c’est le livre numérique financé par des fonds d’Etat. C’est aussi le livre version papier.

Ce sont aussi les ressources produites par les élèves et par le professeur. Les outils permettent de stocker les données produites en cours.

Le cadre étant posé le maillage dynamique de cet ensemble de variables pourrait être la base d’un scénario pédagogique pouvant être mis à disposition de la communauté éducative de l’Ariège (et même au-delà) par mutualisation sur un site ad hoc.

La présentation de la séance de cours (1 heure 30 de présentation devant le public de Ludovia).

M Hot et sa classe ont présenté un cours de mathématiques (voir supra) en intégrant à la fois un savoir disciplinaire (la conception des tableaux), un savoir numérique (maîtrise de l’ENT et utilisation du manuel numérique).

Les questions posées suite à la présentation de la leçon de mathématiques.

- M Hot a utilisé le papier pour la réalisation de certains exercices, un participant a demandé pourquoi le tableur n’était pas utilisé. Il aurait permis de valider des compétences du B2i et les fonctionnalités de l’outil paraissaient adaptées aux enjeux de l’exercice.

-      Question : Il a été demandé si le professeur pouvait prendre « la main » sur l’ordinateur des élèves. Pour l’instant la solution n’est pas installé mais il est tout à fait possible de la faire avec une application logicielle spécifique.

-      Question : Est ce que le travail entamé fait l’objet d’une prise de recul réflexif à fin de formalisation. Il semble évident que de nombreux professeurs auront a construire ce genre de situation, le risque étant que chaque enseignant ait a inventer à chaque fois (réinvente la roue). La réponse est venue d’un conseiller pédagogique qui a rappelé qu’il existait des bases nationales de scénarii. E son côté monsieur Hot a expliqué que la concertation et la réflexion se faisait de façon orale au sein de l’établissement. L’expérience étant récente il n’y a pas eu encore de traces formalisées de l’expérience.

-      Question : Quelle est la différence de pratique pédagogique entre la pédagogie « classique » et celle qui instrumente un espace numérique de type ENT ?

M Hot estime que le temps de préparation est plus long mais que la pratique en classe est améliorée car elle intègre plus d’interactivité avec la classe. A ce stade de l’expérience il ne sait pas s’il y a une réelle plus value pédagogique. L’expérience est trop récente pour donner des conclusions.

-      Question posée aux élèves de M Hot : Trouver vous le cours plus intéressant ?

Les élèves qui ont répondu trouvent que le cours est plus intéressant et plus vivant parce que les informations transmises sont visualisées sur le TBI et visibles sur le livre numérique. « avant j’aimais pas les maths avec cette façon de présenter le cours j’aime mieux, je m’y intéresse »

-      Question posée à M Montaleur principal cette expérience va t-elle vous amener à bâtir un projet d’établissement numérique ?

Il sera indispensable de bâtir un projet pédagogique numérique pour donner de la cohérence. Il sera élaboré en collectif avec tous les membres de la communauté. Le conseil pédagogique sera le lieu de concertation pour donner de la cohérence à l’ensemble des initiatives du collège.. Il est à noté que le collège fait partie des 40 établissement de l’EIST (enseignement intégré de la science et de la technologie ex main à la pâte). Le collège travaille avec l’autre collège en concertation.

-      Question posée à M Saboy Pierre Conseiller général du canton de Lavelanet Quel est l’engagement de la collectivité dans cette expérience pédagogique ?

Nous avons sauté à pied joint sur l’expérimentation ENT, elle va s’étendre à tous les collèges, nous expérimentons aussi le  livre numérique.

Dans la composition du conseil général nous sommes très sensibles aux enjeux éducatifs, il faut noter que  50 % des élus sont  d’anciens enseignants. Pour autant il faut bien noter que la pédagogie n’est pas de notre ressort, notre compétence est du domaine du financement des équipements. Le numérique est une solution aux questions de la ruralité. Nous avons équipé le département en fibre parce que le seul accès est la route. Nous avons le wimax. La voie numérique est un bon complément à la voie routière. L’Ariège a été un département précurseur en fibre optique Le wimax prende le relais de la fibre dans certains coins éloignés;

En conclusion de cette expérimentation nous pouvons dire que la présentation de M Hot et de sa classe est certainement une bonne entrée en matière de pédagogie instrumentée par le numérique. La jeunesse de l’expérience montre que l’enseignant et les élèves apprennent en même temps, chacun dans le champ de leurs compétences. Cette expérience méritre d’être suivie et il serait intéressant d’avoir un document écrit de suivi qui pourrait servir de base à une réflexion collective à fin de mutualisation. Suivi pédagogique pour le domaine de compétence de l’enseignant, suivi de management et d’impulsion de politique d’établissement pour le chef d’établissement. Le travail de Ludovia pourrait être le début d’un travail très intéressant et fructueux pour la communauté éducative.


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1 Response for “Mercredi 25 – 14h15–16h00 – Classe Numérique Second degré : Animation par l’Inspection Académique de l’Ariège”

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