17 octobre 2017

Première Table Ronde Interactive : «Espace Numérique de Travail,… et le premier degré»?

9h00 – 10h45 : Première Table Ronde Interactive : «Espace Numérique de Travail,… et le premier degré»? (salle de conférence)

Les ENT sont aujourd’hui déployés et généralisés dans bon nombre d’établissements du second degré, quelques écoles communales testent et sont actives en ayant déployées un espace collaboratif des écoles. Quel pilotage de ce type de projet sur la plan académique, coordination, financement, retour d’expériences et projets pilotes, Rôle d’ouverture de ces projets ENT.

Partenaire : PROMETHEAN

Intervenants
: Yannick Joly ITOP, Hubert Hoetzel CAP-TIC, Anne-Marie Gros Ac-Toulouse, Bruno Nibas Ac-Amiens, Jurgen Mendel Ac-orléans, Tedy Garcia Ac-Toulouse, Mme Luciani-Boyer AMIF, François de Villemonteix Ac-Creteil, Laurence Barthe ARDESI.

Modérateur : Jean-Loup Burtin -DGESCO

Synthèse : Caroline Jouneau-Sion, François Bocquet

Table-ronde Interactive : Espace Numérique de Travail? et le premier degré ?

9 intervenants pour cette première table-ronde de la journée, sans compter les boitiers de vote que la salle a été invitée à utiliser. Sur scène, des fournisseurs de solutions ENT, des représentants de l’institution et quelques usagers, ou observateurs d’usages sont invités à réfléchir aux modalités et aux enjeux du développement des ENT dans le primaire français.

Les ENT pour quoi faire ?
Les usages présentés par Tedy Garcia et constatés par l’agence ARDESI sont éminemment pertinents : ouverture de la porte de la classe aux parents,  outil de publication facile pour l?enseignant et les élèves, outil de continuité scolaire, de mise en relation, d’autonomisation? Mais pourtant, hormis un exemple où l’ENT sert à organiser le travail de groupe et le co-tutorat dans le cadre d’un travail sur les compétences, un blog aurait suffi pour les autres usages.

Quelle est l’échelle pertinente ? Quels processus de gouvernance pour faire en sorte que ces outils soient utilisés à bon escient dans les classes ?

Mme Luciani-Boyer, représentante de l’Association des Maires de France, souligne que pour les collectivités territoriales, pourtant principaux financeurs des ENT, ne voient pas toujours l?intérêt des outils qu?on leur propose pour leur population et leur territoire.  Elle plaide pour des Espaces Numériques d?Echanges qui permettraient des interactions entre l?école et le territoire, en commençant par les parents.
Yannick Joly, au nom des vendeurs d’ENT, préfère quant à lui l’échelle intercommunale qui permet d’ « industrialiser »  ou d’automatiser l’installation et d’éviter les particularités locales, ennemies du gestionnaire de réseau. Ce sont eux, par exemple, qui pilotent le développement des ENT dans 46 écoles primaires de l?académie de Toulouse (http://www.entmip.fr/), qui pilotent les groupes de travail, qui organisent la formation et le travail collaboratif entre les enseignants, qui accompagnent la mise en place des expérimentations. C?est donc l?échelle de l?académie qui est privilégié. On voit là le paradoxe qui nuit tant à l’avancée des technologies éducatives à l’école : c’est l?éducation nationale qui pilote et la collectivité territoriale qui paye, c?est l?éducation nationale qui ensuite encourage les usages. Ou pas.

Quel outil privilégier ?
Faut-il privilégier un outil propre au primaire ou assurer la continuité de l’outil sur toute la scolarité ? La question est posée pour vote par boitiers numériques mais la formulation oublie la solution évolutive qui ferait évoluer progressivement les fonctionnalités et de l’ergonomie, du design. Sur Twitter, @2vanssay se demande pourquoi ne pas partir des besoins du primaire, et suggère « l’utilisation de divers outils: blogs, réseaux sociaux, plateformes collaboratives… ». Itop présente sa solution (http://www.itop.fr/-Environnement-numerique-de-travail-), suivi de Cap-Tic avec iconito, ENT sous licence libre et qui propose un module permettant des interactions avec le territoire. Tous ces outils sont sûrement d?une ergonomie très pensée, et pourtant, d’après Yann Joly, il faut 18 mois à un enseignant pour prendre réellement en main son ENT. C’est beaucoup, non, quand on met en perspective avec la facilité de prise en main des outils du Web2.0.
Pour Laurence Barthe, de l’agence ARDESI (http://www.ardesi.fr/), les cyberbases  (http://www.cyber-base.org/institutionnel/home.do), ces salles informatiques ouvertes sur la commune comme sur l’école et dotées d’un animateur multimédia, sont le complément essentiel à l’ENT : pour l’aide apportée par l’animateur aux enseignants et aux élèves, pour la mise à disposition de la connexion internet pour les parents.

Quant à l’interactivité de la table-ronde? les boitiers de vote n’ont pas convaincu les blogueurs et la salle a beaucoup discuté les questions posées. Mais après tout, peut-être le boitier a-t-il impliqué le public de manière à lancer des débats finalement plus intéressants que les questions.
Une table-ronde assez consuelle en somme, hormis l’intervention de Mme Luciani-Boyer qui a su oublier la langue de bois. Qu’elle en soit remerciée !