Session 1 : «Un point sur les politiques « e-éducatives » des collectivités locales». Accueil et présentation du contexte. (salle des conférences)
15h-18h : Thèmes abordés : infrastructures haut débit, équipements des établissements, équipements des élèves et investissements des collectivités (maintenance, gestion des parcs matériels et des ressources humaines…).
Présentation des études réalisées en 2011 par l’ADF et l’ARF : une première approche. Politique d’investissement et gestion des collaborations des départements français.
(Etude réalisée et livrée en novembre 2011 par Ludovia Magazine et l’ADF en partenariat avec Promethean France, Smart Technologies, ItsLearning-Infostance et SFR).
Intervenants : Conseil Général de l’Ariège, Laurent Brisset conseiller éducation ARF, Anne-Sophie Benoît Présidente ANDEV et Patrice David représentant ANDEV, Pascale Luciani Boyer Représentante AMIF et Porte Parole AMF, Eric Mazo région PACA, Jean-Yves Capul DGESCO.
Animateur : Jean-Pierre Quignaux, ADF
Synthèse :
Monique Royer
Cette première session d’une série de cinq visait à repérer les différentes problématiques que se posent les collectivités locales en matière de numérique et d’e-éducation.
Nous avons donc commencé par faire un état de lieux de l’équipement des différents types d’établissements soulignant ainsi l’investissement des collectivités locales que ce soient les communes, les départements ou les régions. Différentes problématiques ont ainsi pu émerger.
Le problème de la maintenance et du support technique, la question de la formation des enseignants, l’inégalité d’accès au numérique, sont ainsi apparus en soulignant des questions de partage de responsabilité entre collectivités locales, état et éducation nationale. Au delà de cela la nécessité de coordination devient progressivement prégnante notamment pour le suivi de l’élève. L’articulation territoriale ne devrait sans doute pas se faire selon des frontières administratives, mais bien selon des bassins éducatifs.
L’investissement est une autre question importante pour les collectivités locales. Il est nécessaire d’avoir de la visibilité sur ce quoi on s’engage pour une véritable aide à la décision des élus locaux. Quelles sommes seront nécessaires, quelles mobilisations de ressources humaines ? Est ce que ces investissements seront effectivement utilisés, avec quel effet ? il apparaît ainsi une nécessité de mutualiser les expériences, de disposer d’outils pour évaluer, pour pouvoir arbitrer entre les différents investissements de la collectivité. L’idée de mettre en place des observatoires, des lieux d’échanges émerge des échanges.
Le dernier axe de réflexion pour une meilleure efficacité de l’engagement de tous, concerne donc les usages, permettant de justifier les investissements effectués. Le cadre proposé par l’éducation nationale est donné, mais on voit bien qu’il pose problème au niveau de la mise en place des usages du numérique, par exemple autour de la question entre évaluation individuelle et travail collaboratif. De gros espoirs semblent placés dans l’actuelle concertation autour de la future loi d’orientation sur l’éducation. Mais s’il s’agit d’un cadre, celui-ci doit être adapté. La loi de décentralisation le permet, et la nécessité de s’adapter aux réalités locales fait consensus. Il est donc indispensable de définir des politiques éducatives locales, associant tous les partenaires – collectivités, mais aussi parents, enseignants, éducateurs spécialisés, élèves …. et Etat.
Les mots clés pour répondre à ces questions sont cohérence, clarification, confiance, partage. Et ici comme souvent, on reparle de la nécessité de faire évoluer les mentalités, la culture et de revenir au partage de valeurs.

















