17 novembre 2017

L’Association des Régions de France et Ludovia en 2013

ARF-PhotoF-Bonneau-294x300Chaque jour, le numérique est à la Une de l’actualité, qu’il s’agisse de sa place dans la société, l’économie ou l’éducation. Si les avis divergent sur l’ampleur de cette révolution – est-elle de la même ampleur que celle vécue au moment de l’invention de l’écriture ? De l’imprimerie ? – il reste que l’École ne peut rester à l’écart, que l’on veuille former le futur travailleur, le futur citoyen, ou que l’on souhaite faire évoluer les modes d’apprentissage et le métier d’enseignant, « du pasteur au passeur », comme le dit si bien Joël de Rosnay. A l’aune de tous ces défis à relever, l’Association des Régions de France (ARF) en a fait en tout cas, un des ses principaux axes de travail.

En effet, les Régions, responsables des lycées et de leur équipement, ont énormément investi dans le numérique éducatif. Grâce à leurs efforts financiers, le nombre moyen d’élèves par ordinateur ne cesse de diminuer et il y a désormais dans les lycées un ordinateur pour moins de 3 élèves, le plus souvent de moins de 5 ans. Les Régions ont également investi dans les vidéoprojecteurs, les tableaux numériques/blancs interactifs, les laboratoires de langues et, de manière encore plus ambitieuse, dans le déploiement d’un environnement numérique de travail (ENT). Par ailleurs, des Régions lancent des expérimentations en matière de manuels numériques ou de balado-diffusion, mais aussi mettent en place des dispositifs de mise à disposition d’ordinateurs portables, de tablettes numériques, de clés USB, etc. Enfin, nombre de Régions ont été obligées d’investir des moyens importants dans la maintenance technique des équipements et réseaux, pour pallier les défaillances de  l’Éducation nationale, ce qu’on veut désormais leur faire payer, en leur transférant la compétence sans aucune compensation financière.

De son côté, après des années de baisse des moyens financiers et humains, et une succession de plans sans lendemain, le ministère de l’Education nationale a présenté une stratégie numérique qui a le mérite de la globalité et de la cohérence, même si les moyens apparaissent encore mesurés. Des projets devront être précisés, notamment le contenu et l’ambition du service public du numérique éducatif, de même que tout ce qui relève du développement des ressources pédagogiques numériques, quelle que soit leur origine (publique, privée, participative…). De plus, l’accent devra réellement être mis sur la formation initiale et continue des enseignants, ainsi que sur leur accompagnement dans les établissements.

A son actif, alors que l’ARF le réclamait depuis longtemps, le ministère de l’Éducation nationale a lancé différents chantiers sur les ENT. Même si l’ENT ne constitue pas l’alpha et l’oméga du développement du numérique éducatif, on ne peut pas faire fi des efforts et investissements des collectivités territoriales et particulièrement des Régions pour mettre à disposition de tous les membres de la communauté éducative des outils et services numériques, qu’ils soient administratifs ou pédagogiques.

L’édition 2013 de l’université d’été de Ludovia permettra donc de faire le point sur la réflexion en cours sur les ENT et, plus généralement, sur les déclinaisons à court, moyen et long terme, de cette stratégie numérique, en matière de gouvernance, de gestion des ressources humaines et d’usages. Car l’enjeu est bien de faire entrer définitivement l’École dans le XXIème  siècle.

François Bonneau, Président de la Région Centre et Vice-Président de l’ARF en charge de l’éducation.

Commentaire

*