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Fabcamp & souk numérique - Session 5 invitation au « Learning Lab »

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UNE

18h30-20h00 : Chapiteau Fabcamp

Espace B

« Quand la recherche et l’enseignement à l’Université s’invitent tout naturellement dans les réflexions du changement de l’École avec le numérique…«

Quels changements pour l’Université, quels apports des learning labs, Fablabs et autres tiers lieux ?
Détournements et appropriations dans les façons d’envisager la formation et les enseignements. Quels apports du numérique, quelles nouvelles idées ? Quels détournements pour apporter le changement ? Retours et analyse des premières expériences dans plusieurs Universités de France.

Avec le témoignage et la participation de réprésentants de l’université de Poitiers et le laboratoire Techné, l’université de Toulouse Jean Jaurès, l’université de Perpignan, les universités de Lyon 1 et Lyon 3, l’université de Marne-la-Vallée et l’Institut Télécom de Bretagne.

Animateur : Jean-François Cerisier, Vice-Président de l’université de Poitiers

 

Synthèse par Stéphanie de Vanssay et Caroline Jouneau-Sion

Learning labs, fab labs et tiers-lieux, une histoire de poufs

Mots-clés :  université, recherche, learning labs, fab labs, tiers-lieux

L’objectif de ce barcamp est annoncé d’entrée de jeu : parler un peu plus de l’université. Ce fut fait, avec Yves Chevaldonne et Bertrand Mocquet pour évoquer le projet Pl@tinium+ de l’université de Perpignan, Bruno Devauchelle, enseignant à l’université de Poitiers et et chercheur du Labo Techne,  Jean-Marie Gilliot, maître de conférence à Télécom Bretagne et Sylvie Mercier pour l’université Paris Est Marne la vallée et pour l’association NETIS.

L’université est touchée sans sa structure par le numérique, elle est contrainte d’évoluer grâce / à cause du numérique. Ludovia est une bonne occasion de se poser ensemble les questions qui émergent aujourd’hui sur les nouveaux lieux à inventer.

Les projets présentés

Pl@tinium est un projet qui s’insère dans la nouvelle politique du numérique à Perpignan. Il est présenté comme une plateforme d’innovation, avec un lieu, un bâtiment dédié aux usages du numérique. Il comprendra un learning lab, mais aussi un centre de production média et un centre de langues. Il se veut ouvert.

À Télécom Bretagne s’est développé le fab lab Telefab, inscrit dans un collectif de fab labs bretons. Il n’y a pas de learning lab, mais de nombreuses initiatives gravitent autour de cette idée : un projet de ré-aménagement de l’espace de documentation avec le réseau Doc@Brest, un réseau de documentalistes issus de contextes professionnels différents. Sur le même modèle, Télécom Bretagne participe activement à un réseau ouvert d’enseignants, prof@brest.

L’association NETIS, portée par l’université Paris-Est Marne la Vallée (IFIS), est un fab lab de services qui accueille parmi ses membres des étudiants, des enseignants, les membres de l’encadrement pédagogique de l’IFIS, des intervenants professionnels, des entreprises, le personnel administratif. Elle met en relation ses membres pour la réalisation de projets qui peuvent intéresser les étudiants. Elle met à leur disposition une SandBox 2.0 (ainsi nommée car au 2ème étage !), espace physique de co-working.

Learning lab, fab lab, kezako ?

Le premier travail de définition s’est fait par petites touches. Learning labs, fab labs et et autres open labs sont avant tout des “tiers-lieux”, ces espaces de co-working ouverts, dédiés à la rencontre entre des gens de milieux professionnels et culturels différents. L’aspect “laboratoire” est essentiel : laboratoire d’idées ou laboratoire de fabrication, ce sont des espaces de co-design. Il s’agit de s’autoriser à essayer, ensemble, et d’être créatifs. L’autre élément central est donc celui de l’innovation. Les fab labs sont des lieux de fabrication, les learning labs des lieux pour développer des pédagogies alternatives, des nouvelles formes d’apprentissages qui s’appuient sur les technologies numériques. Ils forment une communauté parfois fortement implantée localement. C’est le cas à Brest avec les Fabriques du Ponant qui fédèrent de nombreux fab labs.

Comme le confirme cet article de l’Etudiant, les questions matérielles sont au coeur de la réflexion sur ces “Labs”. Les poufs sont les stars des espaces créatifs. Les participants ont évoqué les questions d’aménagement : l’ameublement (modulaire), qu’on peut réorganiser pour provoquer les usagers, les pousser à inventer. Finis les rangs d’oignons ou les couloirs d’autobus, les aménagements sont faits pour favoriser les échanges. Le numérique tient une part importante mais post-it et tableaux blanc font partie du kit essentiel. Les aménageurs de ces lieux pensent aussi à la posture du corps, au confort, aux prises pour recharger les appareils.

Qui sont les usagers de ces “Labs” ? Etudiants, profs, entreprises, chercheurs, habitants du quartier. Le but est de les faire se rencontrer, de faire achopper les besoins et les compétences.

Quels sont les objectifs ? Faire collaborer les partenaires, innover, grâce à un travail pluridisciplinaire. On est dans le domaine de la recherche de type recherche-action, en tout cas lorsque les universités sont à l’initiative. Les principes du learning by teaching / by doing sont appliqués : on teste de nouvelles pratiques, on bricole, on détourne. Cela passe parfois par des conférences de déconstruction des discours médiatiques (ex jeux vidéos), par un décloisonnement des disciplines, de façon à rassembler des acteurs souvent dispersés. Il faut inciter les gens à franchir des portes, et pour cela “dés-académifier” les lieux.

Où sont ces lieux ? Cela peut-être un bâtiment central, la bibliothèque, des locaux réaffectés… Souvent l’espace physique est complété, prolongé avec un espace virtualisé. Le domicile à la fois lieu privé et de travail, devient en quelque sorte un tiers-lieu via l’espace en ligne.

Quelles organisations ? Il s’agit de s’adapter aux publics, aux activités et projets menés et aux contraintes des lieux. Ici il a fallu se délier du réseau de la fac pour utiliser Skype, là un vigile laisse des salles ouvertes la nuit pour que des étudiants puissent y travailler en dehors des heures d’ouverture, il faut pouvoir répondre à des besoins différents (de silence ou de pouvoir échanger en groupe par exemple), prévoir qui a les clefs, qui est responsable du lieu et du matériel à disposition… Les questions sont nombreuses, les solutions trouvées différentes suivant les contextes, là encore il faut bricoler et inventer.

Et si on pensait davantage à la dimension plaisir, à ce qui va donner envie à l’étudiant de venir sur le campus au lieu de travailler chez lui ? Ces tiers-lieux peuvent contribuer à donner une plus-value au présentiel à l’université s’il est vécu comme un espace de plaisir augmenté.

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